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ORDRE DU JOUR.
Avesne, le 13 Juin, 1815.
Position de l’armée le 14.
Le grand quartier général à Beaumont. L’infanterie de la garde impériale sera bivaquée à un quart (le lieue en avant de Beaumont, et formera trois lignes; la jeune garde, les chasseurs, et les grenadiers. M. le duc (le Trévise reconnaîtra l’enipl; ‘einent (le ce camp : il aura soin que tout soit à sa place; artillerie, ambulance, équipage, etc.
Le premier régiment de grenadiers à pied se rendra à Beaumont.
Le cavalerie de la garde impériale sera placée en arrière de Beaumont; mais les corps les plus éloignés n’en doivent pas être à une lieue.
Le deuxième corps prendra position à Laire, c’est-à-dire, le plus près possible de la frontière, sans la dépasser. Les quatre divisions de ce corps d’armée seront réunies et bivaqueront sur deux ou quatre lignes; le quartier général au milieu; la cavalerie en avant, éclairant tous les débouchés, mais aussi sans dépasser la frontière, et la faisant respecter par les partisans ennemis qui voudraient la violer.
Les bivouacs seront placés de manière que les feux ne puissent être aperçus de l’ennemi : les généraux empêcheront que personne ne s’écarte du camp: ils s’assureront que la troupe est pourvue de cinquante cartouches par homme, quatre jours de pain, et une demi livre de leriz j s feront e l’aacererie et les ambulances sont en bon état ordre de bataille. Ainsi le deuxième corps sera disposé leur se mettre en marche le 15 à trois heures du matin, si l’ordre en est donné, pour se porter sur Charleroi, et y arriver avant neuf heures.
Le premier corps prendra position à Solre-sur-Sambre, et il bivaquera aussi sur plusieurs lignes, observant, ainsi que le deuxième corps, que ses feux ne puissent être aperçus de l’ennemi; que personne ne s’écarte du camp, et que les généraux s’assurent de l’état des munitions, des vivres de la troupe, et que l’artillerie et les ambulances soient placées à leur ordre de bataille.
Le premier corps se tiendra également prêt à partir le 15, à trois heures du matin, pour suivre le mouvement du deuxième corps ; de manière que, dans la journée d’après-demain, ces deux corps manœuvrent dans la même direction, et se protègent.
Le troisième corps prendra demain position à une lieue en avant de Beaumont, le plus près possible de la frontière, sans cependant la dépasser, ni souffrir qu’elle soit violée par aucun parti ennemi. Le général Vandamme tiendra tout le monde à son poste, recommandera que les feux soient cachés, et qu’ils ne puissent être aperçus de l’ennemi. Il se conformera d’ailleurs à ce qui est prescrit au deuxième corps pour les munitions, les vivres, l’artillerie, et les ambulances,et pour être prêt à se mettre en mouvement le 15 à trois heures du matin.
Le sixième corps se portera en avant de Beaumont; et sera bivaqué sur deux lignes, à un quart de lieue du troisième corps. M. le comte le Lobau choisira l’emplacement, et il fera observer les dispositions générales qui sont prescrites par le présent ordre.
M. le maréchal Grouchy portera les premier, deuxième, troisième, et quatrième corps de cavalerie, en avant de Beaumont, et les établira au bivouac entre cette ville et Walcourt, faisant également respecter la frontière, empêchant que personne ne la dépasse, et qu’on se laisse voir, ni que les feux puissent être aperçus de l’ennemi; et il se tiendra prêt à partir après demain, à trois heures du matin, s’il en reçoit l’ordre, pour se porter sur Charleroi, et faire l’avant-garde de l’armée.
Il recommandera aux généraux de s’assurer si tous les cavaliers sont pourvus de cartouches, si leurs armes sont en bon état, et s’ils ont pour quatre jours de pain, et la demilivre de riz qui ont été ordonnés.
L’équipage de ponts sera bivaqué derrière le sixième corps, et en avant de l’infanterie de la garde impériale.
Le parc central d’artillerie sera en arrière de Beaumont.
L’armée de la Moselle prendra demain position en avant de Philippeville. M. le comte Gérard la disposera de manière à pouvoir partir après demain, le 15, à trois heures du matin, pour joindre le troisième corps, et appuyer son mouvement sur Charleroi, suivant le nouvel ordre qui lui sera donné; mais le général Gérard aura soin de se bien garder sur son flanc droit, et eu avant de lui, sur toutes les directions de Charleroi et de Namur. Si l’armée de la Moselle a des pontons à sa suite, le général Gérard les fera avancer le plus près possible, afin de pouvoir en disposer.
Tous les corps d’armée feront marcher en tête les sapeurs, et les moyens de passage que les généraux auront réunis.
Les sapeurs de la garde impériale, les ouvriers de la marine, et les sapeurs de la réserve, marcheront après le sixième corps, et en tête de la garde.
Tous les corps marcheront dans le plus grand ordre et serrés. Dans le mouvement sur Charleroi, on sera disposé à profiter de tous les passages pour écraser les corps ennemis qui voudraient attaquer l’armée ou qui manceuvreraient contre elle.
Il n’y aura à Beaumont que le grand quartier général. Aucun autre ne devra y être établi, et la ville sera dégagée de tout embarras. Les anciens règlemens sur le quartier général et les équipages, sur l’ordre de marche, et la police des voitures et bagages, et sur les blanchisseuses et vivandières, seront remis et vigueur. Il sera fait à ce sujet un ordre général ; mais, en attendant, MM. les généraux commandant les corps d’armée, prendront des dispositions en conséquence; et M. le grand prévôt fera exécuter ces règlemens. L’empereur ordonne que toutes les dispositions contenues dans le présent ordre soient tenues secrètes par MM. les généraux.
Par ordre de l’empereur,
Le maréchal d’empire, major général,
(Signé)
Duc De Dalmatie.